CP- Mais quelle société voulez-vous vraiment pour demain ?

Mais quelle société voulez-vous vraiment pour demain ?

Communiqué de presse

Paris le 07 janvier 2013

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs,

Mesdames et Messieurs les Citoyens,

 

Mais quelle société voulez-vous vraiment pour demain ?

 

En quelques mois, la promesse d’une Grande Loi sur l’Egalité pour le printemps 2013, s’est réduite à une peau de chagrin, à des allers et retours dignes d’épisodes d’une mauvaise série B et, plus sûrement – malheureusement –, à un véritable cauchemar pour les familles, enfants et personnes concernées.

Désormais, plus question d’une unique Grande Loi : Jean Marc Ayrault a annoncé le 3 janvier la présentation, en mars, en Conseil des ministres, d’un second projet de loi sur la famille visant à permettre « la reconnaissance de la diversité des modèles familiaux ».

 

Parce que l’homosexualité a été dépénalisée en 1982, dépsychiatrisée en 1990,

Parce que nos enfants vont bien – merci –, qu’ils aient été conçus « sous la couette », par Procréation Médicalement Assistée ou aient été adoptés,

Parce qu’être parent, ce n’est pas forcément de la biologie, que l’on soit hétéro ou homo,

Parce qu’être une famille composée d’un homme ET d’une femme n’a jamais garanti le bien-être d’un enfant,

Aujourd’hui, NON, vraiment, NON, TROP c’est TROP !

 

Avant de faire apparaître, disparaître puis réapparaître, les questions de filiation, de PMA… dans le projet de loi initial, posez-vous la question des conséquences sur les familles, les personnes, les enfants !

Beaucoup d’entre nous n’avaient jamais, jusqu’à présent, vécu d’homophobie…

Aujourd’hui, l’ultra-visibilité des opposants, leurs mensonges non démentis officiellement, le manque d’une condamnation ferme et forte ou des interventions trop tardives, de la part de tous, accentuent l’homophobie.

Nos enfants, nos familles le vivent au quotidien : pas de trêve des confiseurs, les fêtes de fin d’année se sont transformées en tribunaux de l’inquisition !

 

La Procréation Médicalement Assistée ouverte à toutes les femmes n’est pas une option, la protection des enfants par l’établissement de la filiation hors adoption non plus !

 

Pour le bien-être de tous,

Pour les droits humains,

Pour les familles homoparentales comme hétéroparentales,

Il est de notre devoir à tous de faire cesser un mensonge juridique fondé non seulement sur la biologie, mais aussi sur l’acte sexuel, et de rétablir l’Egalité entre toutes les personnes !

Car, au passage, ce ne sont pas seulement les homosexuels qui sont insultés, discriminés…, ce sont toutes ces familles adoptantes, monoparentales, recomposées et ayant eu des enfants par Procréation Médicalement Assistée…

 

Il est de notre devoir de faire entendre que nous ne voulons pas d’un pays qui légitime les discriminations et l’homophobie.

Il est de votre devoir de légiférer, dès à présent, dans le respect de tous, tant sur l’accès à la parentalité que sur la parenté, pour que toutes les familles, tous les enfants, tous les couples trouvent leur place dans notre société.

 

Aujourd’hui, vous avez la possibilité de faire avancer une société toute entière. Aujourd’hui… et non lors d’une seconde loi aux contours étrangement flous et lors d’un hypothétique lendemain…

Engagez-vous et ne faites pas faire à la France un bond en arrière de 30 ans !

 

Contact presse : Nathalie Mestre, Présidente, 06 74 93 24 56 / Amantine Revol, Vice-Présidente, 06 13 54 33 86

 

Les députés refusent de prendre leurs responsabilités sur l’ouverture de la procréation médicalement assistées aux couples de femmes.

Débat à l’assemblée nationale :
Les députés refusent de prendre leurs responsabilités sur l’ouverture de la procréation
médicalement assistées aux couples de femmes.

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le samedi 25 mai 2011
Rassemblement devant l’Assemblée Nationale le 24 mai 2011

Le 7 avril dernier, les sénateurs adoptaient un amendement proposé par le PS/Verts ouvrant l’Assistance Médicale à la Procréation «à tous les couples», levant ainsi les restrictions d’accès, qui conduisent, depuis de nombreuses années, les couples de femmes à se rendre dans les pays voisins ayant légalisés.

Le 25 mai les députés en ont décidé autrement.
Les couples de femmes continueront à passer les frontières… Elles continueront ces parcours parfois longs et coûteux… souvent épuisant moralement.

Le 25 mai les députés ont refusé que notre société évolue.
Alors que nous savons aujourd’hui, que ce qui fait famille n’est plus seulement un père et une mère, que les enfants de familles homoparentales se construisent et s’intègrent parfaitement dans notre société, le législateur se devait de rétablir l’égalité entre tous les couples, sans exception, quant aux modes d’accès à la parentalité et parenté.

Les arguments avancés, opposant l’« infertilité médicale » à l’« infertilité sociale », mis en avant par certains députés ne sont que leurres et hypocrisies. Les techniques de procréation médicalement assistées ne guérissent pas. Elles pallient seulement une stérilité qui, de plus, est parfois inexpliquée médicalement. Le caractère médical, au sens propre du terme, n’est donc pas toujours ce qui permet à un couple d’accéder, en France, à la procréation médicalement assistée.
Comment donc comprendre les restrictions actuelles pour les couples de femmes si l’infertilité médicale n’est pas, dans les faits, le seul critère d’accès ? Quel contexte faudra-t-il attendre pour qu’enfin le législateur mette fin aux discriminations* ?

Ce qui aurait pu être un premier pas vers la reconnaissance d’une réalité sociale existant dans notre pays disparaît donc, à peine ébauché.

Nous, les Enfants d’Arc en Ciel, déplorons cette décision qui non seulement nie un état de fait, mais plus encore inquiète.
Les familles homoparentales ne sont pas un concept. Elles existent bel et bien. Près de 250 000 enfants** vivent aujourd’hui avec au moins un des deux parents homosexuel.
Il devient urgent que le législateur s’empare de cette question et reconnaisse enfin juridiquement ces familles et futures familles, ne serait ce que dans l’intérêt de l’enfant.

*« Le rapporteur Jean Léonetti s’est déclaré favorable à « débattre de l’homoparentalité » mais « dans un autre contexte » » Source AFP
** Source APGL

Nathalie Mestre                                       A.R.
Présidente                                                   Vice-présidente
06 74 93 24 56                                             06 13 54 33 86
presidence@enfants-arcenciel.org      vice-presidence@enfants-arcenciel.org

 

 


Ouverture de la procréation médicalement assistée en débat à l’Assemblée Nationale

Ouverture de la procréation médicalement assistée en débat à l’Assemblée Nationale :
Les députés prendront-ils leurs responsabilités face à la réalité sociale des familles homoparentales ?

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le samedi 21 mai 2011
Rassemblement devant l’Assemblée Nationale le 24 mai 2011

Le 8 avril dernier, les sénateurs adoptaient un amendement proposé par le groupe Socialiste ouvrant la procréation médicalement assistée « à tous les couples », levant ainsi les restrictions d’accès, qui conduisent depuis de nombreuses années, les couples de femmes à se rendre dans les pays ayant légalisé.
Le 11 mai, lors de la commission chargée d’examiner le projet de loi de bioéthique les députés ont choisi de revenir au texte initial et ainsi d’ignorer les améliorations apportées au texte par les sénateurs.
Le groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche a déposé à nouveau un amendement afin que cette question puisse être à l’ordre du jour lors de la seconde lecture du projet de loi de bioéthique à l’Assemblée Nationale en séance plénière. Nous ne pouvons que les en féliciter.
Les députés auront donc l’occasion, dès le 24 mai de s’emparer de cette question et d’ouvrir le débat.

Mettre fin aux discriminations dès aujourd’hui

Alors que de nombreux pays voisins (Espagne, Belgique, Danemark, Royaume Uni, Finlande, Grèce, …) ont déjà légiféré, parfois depuis plus de trente ans, il est grand temps que le législateur français mette fin aux discriminations entre les couples selon leur orientation sexuelle.

Alors que nous savons aujourd’hui, que ce qui fait famille n’est plus seulement un père et une mère, que les enfants de familles homoparentales se construisent et s’intègrent parfaitement bien dans notre société, le législateur se doit de rétablir l’égalité entre tous les couples, sans exception, quant aux modes d’accès à la parentalité et parenté.

Le droit de fonder une famille est admis pour les couples hétérosexuels infertiles. Or les techniques de procréation médicalement assistées ne guérissent pas. Elles pallient seulement une stérilité qui, de plus, est parfois inexpliquée médicalement. Le caractère médical, au sens propre du terme, n’est donc pas toujours ce qui permet à un couple d’accéder, en France, à la procréation médicalement assistée.
Comment donc comprendre les restrictions actuelles pour les couples de femmes si l’infertilité médicale n’est pas, dans les faits, le seul critère légal ?

L’association « Les Enfants d’Arc En Ciel- l’asso ! » en appelle à la responsabilité du législateur. Dans l’intérêt des enfants nés et à naître, grâce à la conscience sociale et politique des représentants des pays voisins, nous demandons qu’enfin nos familles existantes et à venir soient enfin reconnues juridiquement en France.

A l’appel de l’Inter-LGBT nous nous rassemblerons, le 24 mai, devant l’Assemblée Nationale, à 18 h 30.
Nous demandons aux députés de rétablir ce qui a été voté par leurs collègues sénateurs en adoptant ce nouvel amendement.

Rassemblement devant l’Assemblée nationale Mardi 24 mai à 18 heures 30 Place Edouard Herriot – Paris 7e (Métro : Assemblée nationale)

Nathalie Mestre                                       A.R.
Présidente                                                   Vice-présidente
06 74 93 24 56                                             06 13 54 33 86
presidence@enfants-arcenciel.org      vice-presidence@enfants-arcenciel.org

 

 


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